Ô Nostalgie…

Le temps file, les saisons passent, et quand on dit que le printemps revient, ce n’est pas le printemps d’avant. C’est un nouveau printemps. Et il ne sera pas comme celui d’avant.

Tic Tac Tic Tac…


Le temps file, les saisons passent, et quand on dit que le printemps revient, ce n’est pas le printemps d’avant. C’est un nouveau printemps. Et il ne sera pas comme celui d’avant.


Les feuilles se colorent à l’automne. Or, quand elles reviennent au printemps, ce ne sont pas les mêmes feuilles. Peut on demander à Dame Nature de revenir en arrière? 


Quand nous devons changer l’heure, selon la période de l’année, rajeunissons-nous d’une heure en la reculant? Vieillissons-nous d’une heure en l’avançant? Faut toujours remettre nos pendules à  l’heure dans un monde ou on nous demande toujours d’arriver en avance...

Ô nostalgie...

Si ce n’est pas nous qui la ressentons, ce sont ceux qui nous ont connu par le passé d’une certaine manière et qui souhaiteraient nous retrouver "’comme dans le temps".Mais voilà, c’est impossible que ce soit comme dans le temps! On change, la vie nous change, les expériences nous changent et ce qu’on a fait à 20 ans ne se fait pas nécessairement à 50. On est passé à autre chose. Il faut passer à autre chose.Et si on ne le démontre as  haut et fort les autres ne devinent pas  que NOUS, on veut passer à autre chose.


Combien de gens réorientent leur carrière après des années et des années de travail acharné? Combien de gens divorcent parce que leur relation ne va plus "comme dans le temps"?  Le souvenir du  bébé qu’on a allaité (qu’on voit encore comme un bébé) mais  qui nous dépasse de deux têtes… 


Tic tac tic tac…


Combien de gens perdent un enfant, un parent, un ami et devront avancer sans cette personne? Nous tous. Toute l’humanité. Toute l’humanité à besoin d’avancer. Ce qui est fait est fait. De plus, si on l’a bien fait, on devrait avoir de l’espoir de bien faire ce qui s’en vient. Et si on l’a mal fait, on apprend de ses erreurs et on se relève.


Car de s’accrocher au passé nous empêche de bien vivre ce qu’on doit vivre maintenant.


J’ai consacré ma vie d'adulte à mon travail et je pense bien l’avoir fait car plusieurs me disent que que je leur ai donné du bonheur. Tant mieux ! Mon but était de donner du bonheur tout en m’en donnant également. Cependant, vouloir refaire le passé n’est pas possible. Et même si ce l’était, est-ce c’est que JE souhaite, moi? Est-ce vraiment la manière dont je veux me donner du bonheur ? Non. Je vous le dis en toute franchise, non.


La femme que je suis aujourd’hui ne veut plus revenir en arrière. Cette montagne que je prétendais pouvoir soulever par la volonté et la foi est toujours là…Mais elle se transforme en  nostalgie et devient la montagne qui nous barre la route.  La nostalgie nous remplit de joie et de souvenirs merveilleux mais nous apportent également son lot de  tristesse et des regrets. On ne se rend pas compte que la joie et les souvenirs viennent en dernier quand on se  demande ou qu'on demande à ceux qu’on aime de revenir en arrière pour NOTRE bonheur et NOTRE joie à nous.


Oser passer à une autre étape, c’est vouloir vivre mieux qu’avant.


Être plus heureux qu’avant. Mon travail m’a rendue heureuse mais mon travail est aussi devenu lourd par périodes. J’ai négligé beaucoup d’autres aspects de ma vie pour mon travail. Et quand j’y songe aujourd’hui, bien que j’aie des démangaisons dans les jambes, le cœur qui palpite et l’envie de replonger tête première dans l’action, je m’essouffle ! Car je ne suis plus ce que j’étais.


Tic tac tic tac...


Ceux qu’on a connu à 20 ans ne sont plus ce qu’ils étaient. On est souvent déçus quand on les retrouve. Et d’autres qu’on ne pouvait pas sentir peuvent sincèrement nous surprendre. La société n’est plus ce qu’elle était. Le monde ne revient pas en arrière.  La route de notre vie ne nous offre pas la possibilité de faire demi-tour, de rebrousser chemin. Elle s’effrite derrière nous, s’efface comme un trait de crayon sur une page usée. Il n’y a pas de route vers le passé. Il y en a seulement vers l’avant. Vers l’avenir. Et les souvenirs ne devraient pas s’alourdir à cause de la nostalgie. Quand l’horloge ou la montre prennent du retard, le temps lui,  continue d’avancer… Pourquoi est-ce qu’on souhaite revenir en arrière ?  Est-ce qu’on y songe par insatisfaction et avec l’impression de ne pas avoir terminé sa tâche ? Peut-on terminer sa tâche ? A-t-on le pouvoir de terminer cette tâche ? A-t-on la santé, l’énergie et la patience pour reprendre là où on s’est arrêté ? Est-ce qu’on y songe pour soi-même ou parce que c’est ce qu’on attend de nous ?


 Et SURTOUT pourquoi  on demande à quelqu’un de "revenir" à quelque chose. De refaire son passé. De conduire sa vie en sens contraire.


Est-ce qu’on le demande pour son propre bonheur ou pour le sien?

Le positif et l'espoir

Le désir de mieux vivre.


Ça prend ça pour avancer. Ça prend ça pour fermer des portes et en ouvrir d’autres. Mais souvent, on a des relents du passé qui s’accrochent à notre jupe ou bas de pantalon, comme un fils ( ou fille) à maman et papa et qui , à 58 ans, refuserait toujours de quitter le nid familial.


 J’ai perdu des outils qui ont fait de moi ce que j’ai été. Mais j’en ai des nouveaux. Et d’anciens dont j’ignorais l’existence ou que je refusais de reconnaître. A ceux qui veulent savoir si je suis celle qui a accompli ceci et cela,  je réponds: Oui, je SUIS celle-là. Mais aujourd’hui je suis celle que je suis aujourd’hui !


Je suis ce que ce que je SUIS: simplement MOI.


Si on a été audacieux et friand de découverte, on garde toujours une bonne partie de  ces traits de caractère et ces aspects de nos personnalités. On s’assagit évidemment et on réfléchit un peu plus avant de se jeter dans le vide. Du moins, je parle pour moi. Grimper la montagne qui se dresse devant moi demande un peu plus de planification.  Le corps et la pensée ne n’accordent pas toujours.


Personnellement aujourd’hui, je préfère songer à me  frayer un chemin en travers de la montagne, plutôt que de croire encore que je peux la soulever avec ma volonté. Alors faut  pas laisser la nostalgie me barrer la route ! Si ceux qui m’aiment me retiennent par nostalgie et m’empêchent d’avancer, on me barre la route. Je ne suis plus libre. Je ne suis plus libre de planifier mon parcours comme je le souhaite. Avec les moyens et le outils que j’ai MAINTENANT.


 Quand vient le temps du changement, il y a une brisure à accepter. Une transition à faire. On coupe le cordon! On se souvient avec bonheur comme des vieillards qui se racontent leurs souvenirs et mauvais coups en riant aux éclats du "bon vieux on temps". Cependant, les rides ne s’effacent pas. Et les crèmes miracles ne font que retarder l’inévitable.


Ce qui est fait est fait.


Si on en rie c’est parce que c’est accepté, et que notre deuil est  fait . Si on s’accroche, et qu’on traine le passé comme un boulet au pied, on passe à coté du présent et n’évite pas l’avenir. Il arrive pareil. Je fais ce que ce que je veux, peux, et désire maintenant.


Je ne reviens pas en arrière.

Ô Nostalgie…

Ne me retarde-pas !

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